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Deux dates marquent le calendrier du mois de mars : le 24 à l’occasion du 33e anniversaire du coup d’état en Argentine qui a conduit à la dictature de Videla et compagnie en 1976 ou encore le 8, journée internationale de la femme. Pour cette raison, La Pause a voulu aborder les deux événements sous l’angle du rôle des femmes, dans et après la dictature, en faveur de la vérité et de la justice. On parlera, dans ce numéro, des Mères et Grands-mères de la Place de Mai. C’est notre façon de leur rendre (...)
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Pendant presque 30 ans la mémoire des faits de la dernière dictature militaire argentine n’a pas vraiment été très présente dans le pays. Les manuels scolaires en parlaient peu, et les durs événements n’étaient pas perçus comme « une affaire de tous », mais comme ne concernant qu’un groupe restreint. Derrière ces phénomènes, on pressentait l’idée qu’il fallait vite tourner la page et continuer avec l’histoire du pays. Ce manque de considération sociale et politique a eu pour conséquence une impunité totale des (...)
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Lucila Quieto, fille de disparu, est photographe et a réussi à créer avec ses montages photographiques un temps qui n’existe pas, elle y construit des moments irréels avec les enfants et les parents séparés par la dictature argentine.
L’initiative est née d’un des membres du groupe de H.I.J.O.S, Lucila Quieto. Elle souhaitait inventer des moments avec son père disparu pendant la dictature militaire. Elle avait quatre mois quand son père avait été enlevé par les militaires, elle n’avait alors pas eu (...)
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On s’est maintes fois demandé comment le cinéma pouvait rendre compte de la dictature militaire argentine, comment il pouvait parler de l’horreur, mais également quelle était sa responsabilité vis à vis de toute une société. Il est difficile de trouver une réponse à ces vastes questions. Néanmoins, il y a une chose certaine : il ne peut plus être le même qu’auparavant car l’Argentine n’est plus la même qu’auparavant. Face à ces évènements, le cinéma a besoin de se réinventer, de trouver de formes nouvelles. (...)